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13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 20:29

L_ombre_du_vent.jpgSur le conseil de Marie, libraire à Chambéry*, nous avons lu L'Ombre du vent, en prenant notre temps.

L'histoire se passe à Barcelone. Après la guerre civile.

Le début est formidable : quelque part, bien caché, il y a le Cimetière des Livres Oubliés. Un jour, Daniel, un jeune garçon, est invité à y entrer.

 

La coutume veut que la personne qui vient ici pour la première fois choisisse un livre, celui qu'elle préfère, et l'adopte, pour faire en sorte qu'il ne disparaisse jamais, qu'il reste toujours vivant. C'est un serment très important. Pour la vie. Aujourd'hui, c'est ton tour.

 

Daniel ne sait pas lequel prendre. Comme dans un labyrinthe, il erre au gré des allées bordées de livres. Et puis, il en saisit un. Il sait que c'est le bon : L'Ombre du vent d'un certain Julian Carax. Il n'en a jamais entendu parler. De retour chez lui, il le dévore d'une traite. Le livre devient sien. Il doit en savoir plus sur l'auteur. Personne ne le connait. Ah si, un libraire le présente à sa fille qui lui raconte... Et c'est là que l'aventure commence. Au fil des ans, il suit sa trace – tel le lecteur découvrant les personnages d'un livre, –  en apprend un peu plus sur Carax, dont tous les livres ont disparu. Brûlés. Un homme traque le jeune homme et son entourage. Un autre, sans visage, surgit. Qui est en danger ? Pourquoi ? Les morceaux du puzzle se rassemblent peu à peu. La vie de Carax ressemble étrangement à celle du jeune Daniel, qui s'identifie de plus en plus à l'auteur mystérieux. 

Voilà. Le livre se termine. Sur l'écriture d'un autre. Le livre dans le livre. L'Ombre du vent a une suite...

 

Un jour, j'ai entendu un habitué de la librairie de mon père dire que rien ne marque autant un lecteur que le premier livre qui s'ouvre vraiment un chemin jusqu'à son coeur.

Ces premières images, l'écho de ces premiers mots que nous croyons avoir laissés derrière nous, nous accompagnent toute notre vie et sculptent dans notre mémoire un palais auquel, tôt ou tard, – et peu importe le nombre de livres que nous lisons, combien d'univers nous découvrons –, nous reviendrons un jour. 

 

L'Ombre du vent et Promenades dans la Barcelone de l'Ombre du vent de Carlos Ruiz Zafón, Livre de Poche

 

NB : un peu comme dans le roman, un exemplaire de L'Ombre du vent circule en Bouq'Lib' à Montreuil...

* librairie Jean-Jacques Rousseau ici

Published by bouqlib - dans coups de coeur
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commentaires

Fanchic2011 05/06/2012 23:27

J’ai choisi de lire « L'Ombre du vent » après avoir lu un certain nombre de critiques dithyrambiques. En général, je le sais, je suis déçu (et c’est d’ailleurs ces déceptions qui m’ont conduit à
ouvrir ce blog), c’est donc sur la défensive que je commence la lecture de ce livre et de ses 524 pages.

Mais cette fois-ci, la chimie (pour ne pas dire l’alchimie) de Carlos Ruiz Zafón fonctionne. Dès les premières pages on est embarqué. Pourtant le sujet n’est pas léger, loin s’en faut. À la fin de
la 2ème guerre mondiale un petit garçon d’à peine 10 ans, Daniel Sempere, vient de perdre sa mère. Son père, libraire spécialisé dans le commerce de livres anciens, l’emmène dans un lieu caché,
connu d’un nombre très limité de personnes : le cimetière des livres oubliés. De ce passage initiatique, il en ressortira avec un livre choisi au hasard, « L'Ombre du vent » écrit par un inconnu,
Julian Carax, qu’il n’aura de cesse de rechercher et qui marquera définitivement sa vie.
A mi chemin entre les romans d’horreur de Stephen King (« Christine » : une voiture maléfique aliène le libre arbitre d’un jeune qui en fait l’acquisition, ça ne vous rappelle rien ?) et les romans
érudits d’Umberto Eco (« Le Pendule de Foucault » : de jeunes éditeurs et universitaires travaillent sur les Rose-Croix, une secte ésotériques a priori disparue, et se retrouvent pris dans le
tourbillon de l’Histoire cachée, ça ne vous rappelle toujours rien ?), il y a du souffle dans cette œuvre, beaucoup de souffle.

Les personnages sont biens campés et l’histoire qui les a façonnés ne nous est dévoilée qu’à la fin. Tout est fait pour nous maintenir en haleine et ça marche. Les personnages secondaires, le père
bienveillant mais dépassé par les événements et par l’adolescence de son fils, Fermin Romero de Torres, l’ami fidèle que Daniel a sorti de sa condition de clochard, le terrible policier Francesco
Javier Fumero qui n’est pas sans rappeler les pires agents zélés de la Gestapo, l’énigmatique Julian Carax mythe ou réalité sont là, se croisent, entrent en collision, étayent l’histoire.

En bref, je ne me suis pas ennuyé une seconde à la lecture de ce livre que je recommande chaudement.

http://fanchic2011.blogspot.fr/2012/06/lombre-du-vent.html

bouqlib 29/06/2012 13:22



Bonjour,


On vient de lire votre commentaire...  Qu'avez-vous à nous conseiller ?



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