Amateurs de polars et de jardins partagés...
ceci est pour vous !
Il était une fois une lectrice acharnée de romans policiers qui jardinait et plantait avec ses amis au fond d'un square, dans un joli jardin partagé, celui des Chlorophilliens... Et quand on partage ses plantations, ses fleurs, ses légumes, pourquoi ne pas partager également ses livres ?
Et bien, c'est fait ! A partir de mardi prochain, les amateurs de polars pourront assouvir leur passion square Marcel Cachin... Se rencontrer aussi, échanger leurs lectures, recommander un titre ou un auteur méconnu, apporter leurs propres livres pour que d'autres en profitent...
Vous pourrez trouver de quoi troubler l'écran noir de vos nuits blanches, avec des bouq'lib' noirs. Vous farfouillerez, dénicherez celui-là, précisément, que vous n'avez pas encore lu, vous l'emporterez, vous le lirez, vous le reposerez... et reviendrez en prendre un autre, avec sous le bras les vôtres que vous souhaiterez mettre dans le circuit !
Tout cela, c'est dans le square Marcel-Cachin, juste à côté du jardin partagé et sous un colombier. Parce que là-bas, il y a des passionnés de romans policiers...
Villa Paul Signac, Centre de quartier Marcel Cachin, à l'angle de la rue Paul Signac et du boulevard Aristide Briand
tous les mardis de 18h30 à 20h30
Léo Malet, Manuel Vazquez Montalban, Per Wahloo, Fred Vargas, Raymond Chandler, Stieg Larsson, Charles Williams, James Ellroy, Agatha Christie, Exbrayat, Jean-Patrick Manchette, Pierre Siniac, James Hadley Chase, Qiu Xiaolong, Maurice Leblanc, Camilla Lackberg, Gaston Leroux, John Dickson Carr, Jo Nesbo, Jean-Bernard Pouy, Patricia MacDonald, Michael Connelly, David Alexander, Ngaio Marsh, Franck Thilliez, Patricia Wentworth, Michael Collins, Elizabeth George, Natsuo Kirino, Lilian Jackson Braun, Anne Perry, Alexander McCall Smith, Georges Simenon, Arthur Upfield, Thierry Jonquet, Didier Daeninckx, Arthur Conan Doyle, Claude Izner, Jean-Bernard Pouy, Patricia MacDonald, David Goodis, Ian Fleming, Tonio Benacquista, Maurice G. Dantec, Jim Thomson, Boileau-Narcejac, Maj Sjowall, Robin Cook, Andea Camilleri, Mary Higgins Clark, Patricia Cornwell, Magdalen Nabb,...
A partir du samedi 12 mai,
la permanence de Bouq'Lib' aura lieu à la Maison Ouverte.
Nous tenons à remercier le Vane Day Bar pour leur accueil depuis 1 an, et d'avoir contribué au démarrage et au développement de Bouq'Lib'.
Si vous voulez nous rencontrer,
apporter vos livres pour les transformer en Bouq'Lib',
adhérer à l'association,...
permanence tous les samedis matin entre 11h et 13h
à la Maison Ouverte, 17 rue Hoche, Montreuil. plan ici
Web TV, la télé de la Ville de Montreuil, consultable sur le site de la ville,
était présente au 1er anniversaire de Bouq'Lib !
Quelques images en souvenir...
et quelques photos...
samedi 12 mai de 14h à 19h
Salle Jean-Lurçat, place du Marché Croix-de-Chavaux
avec de la musique sous la Halle
et
dimanche 13 mai de 10h à 17h
Il y a plein de livres à acheter, au profit d'Amnesty International.
Vous achetez ce que vous voulez, vous lisez...
... et après, vous pouvez les transformer en Bouq'Lib' !
... nous avons besoin de votre soutien pour nous aider à financer les stickers, les affiches, les tracts,...
Nous serons présents dans un grand nombre de quartiers dans les semaines qui viennent (vide-greniers, fêtes associatives,...)
Ce sera l'occasion de nous rencontrer et de soutenir notre association.
Vive le recyclage !
Fouillez vos fonds d’armoire et vos greniers, c’est bientôt le printemps
et un grand rangement ne fera pas de mal !
Apportez pour recyclage
- pour les Fourmis vertes des bouchons en liège, tire-cornichons,
chaussettes en fin de vie
- pour Bouchons d’amour des bouchons en plastique
- pour Dalila des rondelles de bouteilles en plastique
- pour Adama des sacs plastiques de couleur
- pour Le Relais (Emmaus) des vêtements usagés...
... et bien sûr des livres pour les transformer en Bouq’Lib’ !
Square Marcel Cachin
(à l'angle du boulevard Aristide Briand et de l'avenue Paul Signac)
de 11h à 18h
Le Parisien, 5 avril 2012
Tous Montreuil, 3 avril 2012
Il y aura un espace Bouq'Lib' sur les roulottes des Assises de la Culture,
au Jardin des créateurs,
samedi 31 mars
entre 11h et 19h
sous la halle du Marché de la Croix-de-Chavaux
“Richard
Hell s’était fabriqué un tee-shirt avec marqué Please Kill Me, mais il ne voulait pas le porter. J’ai dit : ‘Je vais le mettre, moi.’ Alors je l’ai mis quand on a joué à l’étage au Max’s Kansas
City, et, après le concert, ces gamins se sont pointés vers moi. Ces fans m’ont jeté ce regard vraiment psychotique – ils ont regardé aussi profond qu’ils ont pu dans mes yeux – et ils ont
demandé : ‘T’es sérieux ?’ Puis ils ont poursuivi : ‘Si c’est le cas, on se fera un plaisir de t’obliger, parce qu’on est tes plus gros fans !’ Ils n’arrêtaient pas de me mater, avec ce regard
sauvage, et je me suis dit: ‘C’est la dernière fois que je porte ce tee-shirt.’”
Please Kill Me, L'histoire du punk non censuré raconté par ses acteurs (*) est le fruit (vénéneux) de centaines d’heures d’entretiens avec ceux qui ont animé l’un des mouvements culturels et musicaux les plus détonants de la fin du XXème siècle : le punk-rock américain.
Réalisé sous forme de montage nerveux, extrêmement vivant et souvent impitoyablement drôle ou tragique, ce livre dans lequel les voix se répondent rarement pour
s’accorder nous offre une plongée incroyable dans la vie quotidienne pleine de bruit et de fureur, de drogues, de catastrophes, de sexe et de poésie (parfois) du Velvet Underground, des Stooges
d’Iggy Pop, du mc5, des New York Dolls et des Heartbreakers de Johnny Thunders, de Patti Smith, de Television, des Ramones ou encore de Blondie. Avec gouaille, une verve redoutable ou un humour
pince-sans-rire, les acteurs ressuscitent pour nous les anecdotes les plus délirantes des différentes époques de leur vie, à tel point qu’on a l’impression de partager avec eux leurs galères,
qu’on étouffe de rire à l’évocation des frasques d’Iggy Pop déchaîné ou d’un impayable Dee Dee Ramones.
L’enchaînement irrévérencieux des points de vue provoque des effets comiques souvent irrésistibles, puisqu’ici, comme l’indique le
sous-titre, aucune censure n’a cours : les amitiés indéfectibles côtoient les antipathies persistantes et les amours explosives (Connie et Dee Dee, Sid et Nancy). Personne ne semble pourtant
avoir la moindre honte à dévoiler à dévoiler ce qui fut bien souvent un mode de vie extrême, moins centré, par rapport au punk anglais, sur l'image et dédié avant tout à une certaine forme
d'innoncence paradoxale, refusant aussi bien les idéaux peace and love éculés des années 60 que la culture de l’argent roi qui se profilait avec l’arrivée des années 80. Mais cette innocence
verse un lourd tribut à ses excès (overdoses, coups de couteau, prostitution) et manipule la dérision comme une arme de destruction massive.
"Le rock'n'roll est tellement génial,
des gens devraient se mettre à mourir pour lui..."
Cette remarque de Lou Reed tirée du livre d'entretiens, Please Kill Me, donne la mesure de ce qui est en jeu dans ce spectacle de Mathieu Bauer sur les traces
d'Iggy Pop, Jim Morrison, Richard Hell, Lou Reed, Tom Verlaine, Dee Dee et Joey Ramone, Sid Vicious, Sable Star ou Billy Murcia. Le rock, cette vieille histoire toujours jeune, relève de la
pulsion dionysiaque autant que d'une joyeuse révolte adolescente. Nourri d'une multiplicité d'anecdotes souvent drôles, parfois inquiétantes, ce spectacle plonge dans le New York du CBGB's et du
Max's Kansas City Club. Il dévoile les affres du rock et du punk à travers l'intimité affolante de ses protagonistes dont la vie débridée mêle musique, sexe, humour et drogues à gogo – parfois
jusqu'à l'overdose – sans parler d'autres tribulations d'une vie en marge livrées à tous les excès.
Please Kill Me, Nouveau Théâtre de Montreuil, jusqu'au 12 avril
(*) L'histoire du punk non censuré raconté par ses acteurs, de Legs McNeil et Gilian McCain, Éditions Allia
Déjà un an que les Montreuillois lisent des bouq'lib' !
Un an de rencontres, de discussions, de découvertes, de lectures.
Il y a un an, le 2 avril 2011, s’est tenue notre première permanence au café.
Sont venus spontanément des habitants de Montreuil, avec leurs livres...
Et il y a eu un article dans Tous Montreuil, et un autre dans le Parisien, et un reportage sur France 3 et un autre sur TVM Est Parisien... et le bouche-à-oreille a fonctionné...
Il faut bien l’avouer, Bouq’Lib’ nous a surpris. Nous ne nous attendions pas à un tel succès dans la durée.
Tout d’abord, semaine après semaine, des centaines de personnes sont venues avec leurs livres, par sacs entiers ou avec seulement deux ou trois ouvrages sous le bras. Parce qu’elles avaient lu un
article, vu une émission, parce qu’un ami leur en avait parlé, parce qu’elles avaient pris des bouq’lib’ chez leur boulanger ou leur pharmacien ou sur le zinc d’un café... Parce qu’elles nous
avaient croisés lors d’une fête de quartier, un vide-grenier, à la Voie est libre, à Montreuil-sur-Livres...
Nous avons rencontré des gens formidables, avons discuté avec eux de ce qu’ils aimaient, avons découvert ce que lisaient nos proches, nos commerçants, ceux que nous croisions tous les jours.
Nous avons entendu des inconnus en parler à leurs voisins.
Nous avons découvert que beaucoup s’étaient remis à la lecture parce qu’ils avaient vu un bouq’lib’ posé chez leur boulanger ou dans un lavomatic...
Nous savons que quelque chose a changé pour beaucoup.
Nous rencontrons un grand nombre de personnes qui nous remercient. Nous leur répondons que ce n’est pas à nous qu’ils doivent ces livres, mais aux habitants d’un autre quartier, et que leurs
livres à eux voyageront aussi à travers Montreuil. Nous avons seulement mis en place une idée. Et Bouq’lib’ n’existerait pas sans la générosité et l’enthousiasme des Montreuillois.
Ce sont eux qui donnent des livres, ce sont eux qui les posent quelque part après les avoir lus, ce sont eux qui en parlent autour d’eux.
Par exemple, nous avons appris qu’un salon de coiffure était un relais Bouq’Lib’. La coiffeuse collecte des livres, envoie une de ses clientes les faire sticker à notre permanence et les diffuse
ensuite auprès des commerçants de son syndicat de quartier.
Bouq’Lib’ c’est la somme de beaucoup d’histoires comme celle-là...
Alors un premier anniversaire, cela se fête !
Venez samedi 7 avril à la Maison Ouverte boire un verre avec nous...
... et si vous le souhaitez, avec quelque chose à partager (boisson, grignotage)
samedi 7 avril - 10h-13h
Maison Ouverte (lors du Marché équitable et solidaire), 17 rue Hoche
Il
était une fois, dans un village d’irréductibles utopistes, un livre magique qui allait insuffler une nouvelle vie à des milliers de livres.
L’histoire commence un matin de printemps, à une époque où les livres avaient une très courte vie. Après la lecture de leur propriétaire, très rares étaient les livres qui continuaient à vivre entre les mains du reste de la famille ou de leurs amis. Certains, forts des émotions procurées à leur lecteur, revivaient sans cesse entre de nouvelles mains. Mais rares étaient les élus. Trop souvent les livres finissaient dans un placard, un buffet ou sur une étagère. J’ai même entendu dire dans la folie de l’encre, que des maniaques préféraient acheter un livre neuf et le rapporter égoïstement après lecture pour remboursement. C’était le comble du livre, il ne rapportait rien à son auteur et le livre était renvoyé à son éditeur.
A cette époque, pour trouver des livres usés par de nombreuses vies, les habitants devaient se rendre à la bibliothèque. Mais dans l’ensemble, peu de villageois osaient franchir le pas de la porte, car on pouvait y trouver des intellectuels, des étudiants et souvent des rats de bibliothèque. Vous en avez peut être entendu parler : les bibliothèques effrayaient les faibles d’esprit et seuls les élèves émancipés de leur maître revenaient avec plaisir dans ce lieu de culture.
En ces temps, le capitalisme menait une lutte acharnée pour combattre la Culture. Les défenseurs du capital, maîtres en matière de belle parole, utilisaient l’un des principes fondamentaux de la République pour briser les services publics de la Culture et de l’Education. Sous couvert de Liberté, ils anéantissaient l’Egalité et la Fraternité.
Mais bon, revenons à notre histoire : celle de notre futur héros débuta un matin de printemps, dans une famille modeste.
Didier, le père, vivait avec sa femme Linda et ses deux enfants Camille et Victor.
Le soleil réchauffait déjà l’ensemble de l’appartement familial ; les enfants jouaient dans le salon pendant que Didier préparait une petite sortie familiale.
Il y avait une zone de gratuité à 3 pâtés de maison et l’ensemble de la famille comptait bien y trouver de bonnes affaires en échange des vêtements de Camille et Victor, devenu trop petits pour eux.
Subitement, pendant que le père préparait le sac, l’idée d’échanger un livre lui vint à l’esprit.
Notre héros – précisément ce livre - commençait à entrer en scène. Une nouvelle vie s’offrait à lui.
Il faut que je vous dise que ce livre avait des pouvoirs magiques…
Ce livre avait la capacité de communiquer. Mais seules les personnes aux idéaux engagés, contre le capitalisme et la marchandisation de tous les biens, pouvaient l’entendre.
Didier n’était pas un capitaliste, mais il n’avait pas suffisamment l’esprit ouvert pour pouvoir l’entendre. Notre futur héros arrivait seulement à lui souffler quelques idées. C’était tout de même le plus ouvert d’esprit de la famille.
Arrivée dans la zone de gratuité : toute une rue du village était fermée à la circulation des voitures pour laisser la place aux habitants et à la zone d’échange. Didier déposa notre héros sur une des tables où se trouvaient toutes sortes d’objets que l’on pouvait également voir dans les vides-greniers du village. C’est avec un léger pincement au cœur, pincement qu’il ne comprenait pas tout à fait, qu’il disait « au revoir » à son livre, tout en repensant à quelques passages de son histoire. Il en avait aimé la lecture et il regrettait de le laisser là, lui qui était très possessif et qui ne jetait pratiquement rien.
Notre héros avait eu raison de Didier et de son esprit, il était près à revivre entre de nouvelles mains.
Il sentait que les passants, présents, étaient tous assez ouverts d’esprit. Il sentait qu’ils étaient contre la marchandisation des biens. Il sentait que la liberté était proche, que SA liberté était proche ainsi que cette liberté qu’il souhaitait pour tous les livres, la liberté de circuler, de ne jamais reposer sur une étagère. Il voulait opposer la Liberté au Libéralisme.
Cette idée le réjouissait tellement qu’il criait de bonheur aux utopistes de la zone : « Prenez-moi, lisez moi, je suis un bon livre, tous les ingrédients sont réunis pour passer de bons moments de lecture ! Mes personnages sont prenants, l’histoire est palpitante, le style littéraire vous transportera jusqu’au bout de la nuit… Et je ne vous parle même pas de l’histoire d’amour, digne des plus grands classiques ! » Et il a continué comme ça le reste de la matinée, à crier, à scander, à chanter et plus le temps passait, plus il y mettait de l’énergie. Mais les passants passaient ou s’arrêtaient devant le service à verres, devant le vase, ils examinaient les vêtements dans leur moindre centimètre carré de tissu, pour voir s’ils étaient en bon état. Oui, parce que c’était gratuit. Mais la plupart des gens étaient très exigeants. Exigeants mais pas assez ouverts d’esprit car ils n’entendaient pas l’appel de notre héros.
L’après-midi s’égrainait, le soleil déclinait et les derniers villageois repartaient satisfaits d’avoir de nouveaux objets acquis gratuitement.
Notre héros, quand à lui, était resté là où l’avait laissé Didier, sur la table des échanges entre un chandelier et un vieux pull rayé.
La température se rafraîchissait, les réverbères s’allumaient, la journée prenait fin pendant que quelqu’un s’approchait de la table. C’était une femme, sortie d’une fenêtre au ras du sol qui arrivait droit sur lui, un carton à la main. Elle s’arrêta un instant et fit le tour de la table.
Notre héros avait perdu espoir d’être à nouveau lu. Il voyait cette dame avec son carton qui y rangeait dedans tout les derniers objets restés sur la table. L’idée de se retrouver dans un carton le terrorisait et au moment où elle s’apprêtait à le prendre, il lui lança un « Bonsoir » tonique et percutant. Cela fit son effet, la femme au carton s’arrêta net.
Elle m’a entendu, pensa notre héros qui renchérit aussitôt :
- Bonsoir, je suis le livre, là, sur la table !
La femme était étonnée qu’un livre lui parle, elle regarda autour d’elle, elle regarda aussi sous la table par principe mais personne ne se trouvait à proximité.
C’était une lectrice avisée et elle avait déjà lu des centaines de livres, mais jamais aucun ne lui avait parlé.
Amicalement, elle lui rendit son « bonsoir ».
Suffisamment ouverte d’esprit, elle pouvait entendre clairement ce que lui disait notre héros.
- Tu es la première qui me répond, je suis tout troublé, lui dit notre héros.
- C’est drôle que tu dises ça, car toi tu es le premier livre qui me parle. Je peux te dire que je suis plutôt surprise, lui répondit la femme.
Réjoui de pouvoir parler à quelqu'un, notre héros commença à lui poser des questions.
- Comment t’appelles-tu ? demanda notre héros.
- Viviane, lui répondit la femme.
- Pourquoi est-tu en train de tout ranger dans le carton ?
Calmement, Viviane lui répondit :
- Parce que je suis l’une des personnes qui sont à l’origine de cette zone de gratuité et que je dois débarrasser la table pour rendre la rue à la circulation des voitures.
- Moi aussi tu va me ranger dans ce carton ? demanda-il d’un ton effrayé.
- Non je ne pense pas, lui répondit Viviane et elle ajouta :
- Tu es le premier livre qui me parle, je ne vais pas te ranger dans le carton, au contraire. J’adore lire et j’ai envie de lire ton histoire, dit-elle d’un ton assuré.
Notre héros renaissait, il était tellement heureux qu’il le fit savoir à Viviane et ne s’arrêta plus de parler, jusqu’à ce qu’elle le pose sur sa table de chevet.
Viviane dévora l’histoire proposée par notre héros et elle passa quelques heures à discuter avec lui. Habituellement, une fois un bon livre terminé, Viviane s’empressait de le prêter à une amie ou à sa fille, mais cette fois-ci elle s’y refusait, elle refusait que quelqu’un se l’approprie. Bien que ce ne soit pas le meilleur des livres qu’elle ait pu lire dans sa vie, elle avait envie de le faire partager à tout les villageois.
Cette pensée était aussi la conséquence des discussions avec notre héros.
Une phrase l’avait marqué : « Tu sais Viviane, pour moi la Liberté : c’est de pouvoir revivre entre les mains de nouveaux lecteurs et mon souhait le plus cher est de ne jamais finir sur une étagère. Je souhaiterais être toujours en circulation et je le souhaite pour tous les livres ».
Cette idée lui plaisait, elle qui était à l’origine de la zone de gratuité sur le village, et elle commença à réfléchir à la libre circulation des livres.
L’idée de notre héros avait germé dans un esprit ouvert.
L’idée plaisait tellement à Viviane qu’elle fut portée par une incroyable énergie. Personnellement, je pense que notre héros lui a légué une grande quantité d’énergie, grâce à ses pouvoirs, mais ce détail est une hypothèse non prouvée.
Ce qui est sûr, c’est que les villageois ont vu Viviane dans tous les coins et recoins du village pour répandre l’idée et pour commencer à mettre des livres en circulation.
L’idée enchanta tous les villageois qui se demandaient pourquoi ils ne l’avaient pas eu plutôt. Du jour au lendemain, des centaines d’utopistes ont adhéré au projet et en quelques mois, des milliers de livres se sont mis à circuler librement. Les livres n’ont pas cessé de revivre à travers de nouvelles mains.
C'est ainsi que commence l'histoire de notre héros, l'histoire de Bouq'Lib'…
Esteb, bouq’libeur
... le 2 avril 2012...
Vous voulez que vos livres circulent ?
C’est tout simple ! Venez avec vos livres un samedi matin entre 11h et 13h à la Maison Ouverte, 17 rue Hoche, métro Mairie de
Montreuil... Collez-y un sticker Bouq’Lib’... Repartez avec des Bouq'Lib'...
Et c’est à vous de jouer !
Après votre lecture...
Vous avez lu un Bouq'Lib' ? Qu'en
avez-vous pensé ? Racontez-nous vos impressions de lecteur... Recommandez le livre que vous avez aimé ! Bouq'Lib' c'est le hasard d'une rencontre avec un livre...
N'hésitez pas à laisser un commentaire ! ici
pour nous joindre : bouqlib.montreuil@yahoo.fr
Barbara Creutz-Pachiaudi pour le visuel
Le Vane Day Bar, Univers Poche, Editons Gallimard, Editions Metailié, Editions Autrement, Editions Parigramme, Editions des femmes, Editions Christian Bourgois, Bibliothèque de Montreuil, Bibliothèques de la Ville de Paris, Editions Folies d'Encre, Musée d'histoire vivante de Montreuil, Salon du Livre de la Jeunesse, La librairie Les Chasseurs de livres, L'Ecole Primaire Jean-Jaurès, Bijoux Cailloux, Le Parisien, Tous Montreuil, France 3 Ile-de-France, TVM Est Parisien, Françoise I., Marie R., Bernard V., Marianne B.R., Stella B., Anne D., Mathilde P. Jean-Luc P., Pierre-Luc V. et tous les autres !