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7 avril 2012 6 07 /04 /avril /2012 18:51

TROC-VERT-2012--copie-1.jpg

Vive le recyclage !

 

Fouillez vos fonds d’armoire et vos greniers, c’est bientôt le printemps

et un grand rangement ne fera pas de mal !

 

Apportez pour recyclage

- pour les Fourmis vertes des bouchons en liège, tire-cornichons,

chaussettes en fin de vie

- pour Bouchons d’amour des bouchons en plastique

- pour Dalila des rondelles de bouteilles en plastique

- pour Adama des sacs plastiques de couleur

- pour Le Relais (Emmaus) des vêtements usagés...

 

... et bien sûr des livres pour les transformer en Bouq’Lib’ !

 

Square Marcel Cachin

(à l'angle du boulevard Aristide Briand et de l'avenue Paul Signac)

de 11h à 18h

5 avril 2012 4 05 /04 /avril /2012 11:55

le parisien 5 avril 2012

Le Parisien, 5 avril 2012

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3 avril 2012 2 03 /04 /avril /2012 19:47

Tous montreuil 4 avril 2012

Tous Montreuil, 3 avril 2012

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3 avril 2012 2 03 /04 /avril /2012 14:16
Bouq'Lib' a un an ! Joyeux anniversaire à cette association montreuilloise qui assure la libre circulation des livres ! Sa co-fondatrice nous la présente...
http://www.tvmestparisien.tv/emissions/estinfo/pages/ei_sem13.html (autour de la 27è minute)
A retrouver ici : http://www.facebook.com/profile.php?id=100002206832245
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28 mars 2012 3 28 /03 /mars /2012 15:37

 

journees des createurs d art

Il y aura un espace Bouq'Lib' sur les roulottes des Assises de la Culture,

au Jardin des créateurs,

samedi 31 mars

entre 11h et 19h

sous la halle du Marché de la Croix-de-Chavaux

21 mars 2012 3 21 /03 /mars /2012 16:00

tee shirt please kill me“Richard Hell s’était fabriqué un tee-shirt avec marqué Please Kill Me, mais il ne voulait pas le porter. J’ai dit : ‘Je vais le mettre, moi.’ Alors je l’ai mis quand on a joué à l’étage au Max’s Kansas City, et, après le concert, ces gamins se sont pointés vers moi. Ces fans m’ont jeté ce regard vraiment psychotique – ils ont regardé aussi profond qu’ils ont pu dans mes yeux – et ils ont demandé : ‘T’es sérieux ?’ Puis ils ont poursuivi : ‘Si c’est le cas, on se fera un plaisir de t’obliger, parce qu’on est tes plus gros fans !’ Ils n’arrêtaient pas de me mater, avec ce regard sauvage, et je me suis dit: ‘C’est la dernière fois que je porte ce tee-shirt.’”

Please Kill Me, L'histoire du punk non censuré raconté par ses acteurs (*) est le fruit (vénéneux) de centaines d’heures d’entretiens avec ceux qui ont animé l’un des mouvements culturels et musicaux les plus détonants de la fin du XXème siècle : le punk-rock américain.

the stooges

Réalisé sous forme de montage nerveux, extrêmement vivant et souvent impitoyablement drôle ou tragique, ce livre dans lequel les voix se répondent rarement pour s’accorder nous offre une plongée incroyable dans la vie quotidienne pleine de bruit et de fureur, de drogues, de catastrophes, de sexe et de poésie (parfois) du Velvet Underground, des Stooges d’Iggy Pop, du mc5, des New York Dolls et des Heartbreakers de Johnny Thunders, de Patti Smith, de Television, des Ramones ou encore de Blondie. Avec gouaille, une verve redoutable ou un humour pince-sans-rire, les acteurs ressuscitent pour nous les anecdotes les plus délirantes des différentes époques de leur vie, à tel point qu’on a l’impression de partager avec eux leurs galères, qu’on étouffe de rire à l’évocation des frasques d’Iggy Pop déchaîné ou d’un impayable Dee Dee Ramones. ramones16_bnpic.jpgL’enchaînement irrévérencieux des points de vue provoque des effets comiques souvent irrésistibles, puisqu’ici, comme l’indique le sous-titre, aucune censure n’a cours : les amitiés indéfectibles côtoient les antipathies persistantes et les amours explosives (Connie et Dee Dee, Sid et Nancy). Personne ne semble pourtant avoir la moindre honte à dévoiler à dévoiler ce qui fut bien souvent un mode de vie extrême, moins centré, par rapport au punk anglais, sur l'image et dédié avant tout à une certaine forme d'innoncence paradoxale, refusant aussi bien les idéaux peace and love éculés des années 60 que la culture de l’argent roi qui se profilait avec l’arrivée des années 80. Mais cette innocence verse un lourd tribut à ses excès (overdoses, coups de couteau, prostitution) et manipule la dérision comme une arme de destruction massive.

punk01cov-230x300

"Le rock'n'roll est tellement génial,
des gens devraient se mettre à mourir pour lui..."

Cette remarque de Lou Reed tirée du livre d'entretiens, Please Kill Me, donne la mesure de ce qui est en jeu dans ce spectacle de Mathieu Bauer sur les traces d'Iggy Pop, Jim Morrison, Richard Hell, Lou Reed, Tom Verlaine, Dee Dee et Joey Ramone, Sid Vicious, Sable Star ou Billy Murcia. Le rock, cette vieille histoire toujours jeune, relève de la pulsion dionysiaque autant que d'une joyeuse révolte adolescente. Nourri d'une multiplicité d'anecdotes souvent drôles, parfois inquiétantes, ce spectacle plonge dans le New York du CBGB's et du Max's Kansas City Club. Il dévoile les affres du rock et du punk à travers l'intimité affolante de ses protagonistes dont la vie débridée mêle musique, sexe, humour et drogues à gogo – parfois jusqu'à l'overdose – sans parler d'autres tribulations d'une vie en marge livrées à tous les excès. 

Please Kill Me, Nouveau Théâtre de Montreuil, jusqu'au 12 avril

(*) L'histoire du punk non censuré raconté par ses acteurs, de Legs McNeil et Gilian McCain, Éditions Allia

20 mars 2012 2 20 /03 /mars /2012 10:08

Bouqlib a un an web

Déjà un an que les Montreuillois lisent des bouq'lib' !

Un an de rencontres, de discussions, de découvertes, de lectures.


Il y a un an, le 2 avril 2011, s’est tenue notre première permanence au café.
Sont venus spontanément des habitants de Montreuil, avec leurs livres...
Et il y a eu un article dans Tous Montreuil, et un autre dans le Parisien, et un reportage sur France 3 et un autre sur TVM Est Parisien... et le bouche-à-oreille a fonctionné...

Il faut bien l’avouer, Bouq’Lib’ nous a surpris. Nous ne nous attendions pas à un tel succès dans la durée.
Tout d’abord, semaine après semaine, des centaines de personnes sont venues avec leurs livres, par sacs entiers ou avec seulement deux ou trois ouvrages sous le bras. Parce qu’elles avaient lu un article, vu une émission, parce qu’un ami leur en avait parlé, parce qu’elles avaient pris des bouq’lib’ chez leur boulanger ou leur pharmacien ou sur le zinc d’un café... Parce qu’elles nous avaient croisés lors d’une fête de quartier, un vide-grenier, à la Voie est libre, à Montreuil-sur-Livres...
Nous avons rencontré des gens formidables, avons discuté avec eux de ce qu’ils aimaient, avons découvert ce que lisaient nos proches, nos commerçants, ceux que nous croisions tous les jours.
Nous avons entendu des inconnus en parler à leurs voisins.
Nous avons découvert que beaucoup s’étaient remis à la lecture parce qu’ils avaient vu un bouq’lib’ posé chez leur boulanger ou dans un lavomatic...
Nous savons que quelque chose a changé pour beaucoup.
Nous rencontrons un grand nombre de personnes qui nous remercient. Nous leur répondons que ce n’est pas à nous qu’ils doivent ces livres, mais aux habitants d’un autre quartier, et que leurs livres à eux voyageront aussi à travers Montreuil. Nous avons seulement mis en place une idée. Et Bouq’lib’ n’existerait pas sans la générosité et l’enthousiasme des Montreuillois.
Ce sont eux qui donnent des livres, ce sont eux qui les posent quelque part après les avoir lus, ce sont eux qui en parlent autour d’eux.
Par exemple, nous avons appris qu’un salon de coiffure était un relais Bouq’Lib’. La coiffeuse collecte des livres, envoie une de ses clientes les faire sticker à notre permanence et les diffuse ensuite auprès des commerçants de son syndicat de quartier.
Bouq’Lib’ c’est la somme de beaucoup d’histoires comme celle-là...

 

Alors un premier anniversaire, cela se fête !

Venez samedi 7 avril à la Maison Ouverte boire un verre avec nous...

... et si vous le souhaitez, avec quelque chose à partager (boisson, grignotage)

 

samedi 7 avril - 10h-13h

Maison Ouverte (lors du Marché équitable et solidaire), 17 rue Hoche

13 mars 2012 2 13 /03 /mars /2012 12:13

le livre dans la rueIl était une fois, dans un village d’irréductibles utopistes, un livre magique qui allait insuffler une nouvelle vie à des milliers de livres.


L’histoire commence un matin de printemps, à une époque où les livres avaient une très courte vie. Après la lecture de leur propriétaire, très rares étaient les livres qui continuaient à vivre entre les mains du reste de la famille ou de leurs amis. Certains, forts des émotions procurées à leur lecteur, revivaient sans cesse entre de nouvelles mains. Mais rares étaient les élus. Trop souvent les livres finissaient dans un placard, un buffet ou sur une étagère. J’ai même entendu dire dans la folie de l’encre, que des maniaques préféraient acheter un livre neuf et le rapporter égoïstement après lecture pour remboursement. C’était le comble du livre, il ne rapportait rien à son auteur et le livre était renvoyé à son éditeur.

 

A cette époque, pour trouver des livres usés par de nombreuses vies, les habitants devaient se rendre à la bibliothèque. Mais dans l’ensemble, peu de villageois osaient franchir le pas de la porte, car on pouvait y trouver des intellectuels, des étudiants et souvent des rats de bibliothèque. Vous en avez peut être entendu parler : les bibliothèques effrayaient les faibles d’esprit et seuls les élèves émancipés de leur maître revenaient avec plaisir dans ce lieu de culture.

En ces temps, le capitalisme menait une lutte acharnée pour combattre la Culture. Les défenseurs du capital, maîtres en matière de belle parole, utilisaient l’un des principes fondamentaux de la République pour briser les services publics de la Culture et de l’Education. Sous couvert de Liberté, ils anéantissaient l’Egalité et la Fraternité.

 

Mais bon, revenons à notre histoire : celle de notre futur héros débuta un matin de printemps, dans une famille modeste.

Didier, le père, vivait avec sa femme Linda et ses deux enfants Camille et Victor.

Le soleil réchauffait déjà l’ensemble de l’appartement familial ; les enfants jouaient dans le salon pendant que Didier préparait une petite sortie familiale.

Il y avait une zone de gratuité à 3 pâtés de maison et l’ensemble de la famille comptait bien y trouver de bonnes affaires en échange des vêtements de Camille et Victor, devenu trop petits pour eux.

Subitement, pendant que le père préparait le sac, l’idée d’échanger un livre lui vint à l’esprit.

Notre héros – précisément ce livre - commençait à entrer en scène. Une nouvelle vie s’offrait à lui.

Il faut que je vous dise que ce livre avait des pouvoirs magiques…

Ce livre avait la capacité de communiquer. Mais seules les personnes aux idéaux engagés, contre le capitalisme et la marchandisation de tous les biens, pouvaient l’entendre.

Didier n’était pas un capitaliste, mais il n’avait pas suffisamment l’esprit ouvert pour pouvoir l’entendre. Notre futur héros arrivait seulement à lui souffler quelques idées. C’était tout de même le plus ouvert d’esprit de la famille.

 

Arrivée dans la zone de gratuité : toute une rue du village était fermée à la circulation des voitures pour laisser la place aux habitants et à la zone d’échange. Didier déposa notre héros sur une des tables où se trouvaient toutes sortes d’objets que l’on pouvait également voir dans les vides-greniers du village. C’est avec un léger pincement au cœur, pincement qu’il ne comprenait pas tout à fait, qu’il disait « au revoir » à son livre, tout en repensant à quelques passages de son histoire. Il en avait aimé la lecture et il regrettait de le laisser là, lui qui était très possessif et qui ne jetait pratiquement rien.

Notre héros avait eu raison de Didier et de son esprit, il était près à revivre entre de nouvelles mains.

Il sentait que les passants, présents, étaient tous assez ouverts d’esprit. Il sentait qu’ils étaient contre la marchandisation des biens. Il sentait que la liberté était proche, que SA liberté était proche ainsi que cette liberté qu’il souhaitait pour tous les livres, la liberté de circuler, de ne jamais reposer sur une étagère. Il voulait opposer la Liberté au Libéralisme. 

 

Cette idée le réjouissait tellement qu’il criait de bonheur aux utopistes de la zone : « Prenez-moi, lisez moi, je suis un bon livre, tous les ingrédients sont réunis pour passer de bons moments de lecture ! Mes personnages sont prenants, l’histoire est palpitante, le style littéraire vous transportera jusqu’au bout de la nuit… Et je ne vous parle même pas de l’histoire d’amour, digne des plus grands classiques ! » Et il a continué comme ça le reste de la matinée, à crier, à scander, à chanter et plus le temps passait, plus il y mettait de l’énergie. Mais les passants passaient ou s’arrêtaient devant le service à verres, devant le vase, ils examinaient les vêtements dans leur moindre centimètre carré de tissu, pour voir s’ils étaient en bon état. Oui, parce que c’était gratuit.  Mais la plupart des gens étaient très exigeants. Exigeants mais pas assez ouverts d’esprit car ils n’entendaient pas l’appel de notre héros.

L’après-midi s’égrainait, le soleil déclinait et les derniers villageois repartaient satisfaits d’avoir de nouveaux objets acquis gratuitement.

Notre héros, quand à lui, était resté là où l’avait laissé Didier, sur la table des échanges entre  un chandelier et un vieux pull rayé.

La température se rafraîchissait, les réverbères s’allumaient, la journée prenait fin pendant que quelqu’un s’approchait de la table. C’était une femme, sortie d’une fenêtre au ras du sol qui arrivait droit sur lui, un carton à la main. Elle s’arrêta un instant et fit le tour de la table.

Notre héros avait perdu espoir d’être à nouveau lu. Il voyait cette dame avec son carton qui y rangeait dedans tout les derniers objets restés sur la table. L’idée de se retrouver dans un carton le terrorisait et au moment où elle s’apprêtait à le prendre, il lui lança un «  Bonsoir » tonique et percutant. Cela fit son effet, la femme au carton s’arrêta net.

Elle m’a entendu, pensa notre héros qui renchérit aussitôt :

- Bonsoir, je suis le livre, là, sur la table !

La femme était étonnée qu’un livre lui parle, elle regarda autour d’elle, elle regarda aussi sous la table par principe mais personne ne se trouvait à proximité.

C’était une lectrice avisée et elle avait déjà lu des centaines de livres, mais jamais aucun ne lui avait parlé.

Amicalement, elle lui rendit son « bonsoir ».

Suffisamment ouverte d’esprit, elle pouvait entendre clairement ce que lui disait notre héros.

- Tu es la première qui me répond, je suis tout troublé, lui dit notre héros.

- C’est drôle que tu dises ça, car toi tu es le premier livre qui me parle. Je peux te dire que je suis plutôt surprise, lui répondit la femme.

Réjoui de pouvoir parler à quelqu'un, notre héros commença à lui poser des questions.

- Comment t’appelles-tu ? demanda notre héros.

- Viviane, lui répondit la femme.

- Pourquoi est-tu en train de tout ranger dans le carton ?

Calmement, Viviane lui répondit :

- Parce que je suis l’une des personnes qui sont à l’origine de cette zone de gratuité et que je dois débarrasser la table pour rendre la rue à la circulation des voitures.

- Moi aussi tu va me ranger dans ce carton ? demanda-il d’un ton effrayé.

- Non je ne pense pas, lui répondit Viviane et elle ajouta :

- Tu es le premier livre qui me parle, je ne vais pas te ranger dans le carton, au contraire. J’adore lire et j’ai envie de lire ton histoire, dit-elle d’un ton assuré.

Notre héros renaissait, il était tellement heureux qu’il le fit savoir à Viviane et ne s’arrêta plus de parler, jusqu’à ce qu’elle le pose sur sa table de chevet.

 

Viviane dévora l’histoire proposée par notre héros et elle passa quelques heures à discuter avec lui. Habituellement, une fois un bon livre terminé, Viviane s’empressait de le prêter à une amie ou à sa fille, mais cette fois-ci elle s’y refusait, elle refusait que quelqu’un se l’approprie. Bien que ce ne soit pas le meilleur des livres qu’elle ait pu lire dans sa vie, elle avait envie de le faire partager à tout les villageois.

Cette pensée était aussi la conséquence des discussions avec notre héros.

Une phrase l’avait marqué : « Tu sais Viviane, pour moi la Liberté : c’est de pouvoir revivre entre les mains de nouveaux lecteurs et mon souhait le plus cher est de ne jamais finir sur une étagère. Je souhaiterais être toujours en circulation et je le souhaite pour tous les livres ».

Cette idée lui plaisait, elle qui était à l’origine de la zone de gratuité sur le village, et elle commença à réfléchir à la libre circulation des livres.

L’idée de notre héros avait germé dans un esprit ouvert.

L’idée plaisait tellement à Viviane qu’elle fut portée par une incroyable énergie. Personnellement, je pense que notre héros lui a légué une grande quantité d’énergie, grâce à ses pouvoirs, mais ce détail est une hypothèse non prouvée.

Ce qui est sûr, c’est que les villageois ont vu Viviane dans tous les coins et recoins du village pour répandre l’idée et pour commencer à mettre des livres en circulation.

L’idée enchanta tous les villageois qui se demandaient pourquoi ils ne l’avaient pas eu plutôt. Du jour au lendemain, des centaines d’utopistes ont adhéré au projet et en quelques mois, des milliers de livres se sont mis à circuler librement. Les livres n’ont pas cessé de revivre à travers de nouvelles mains.

 

C'est ainsi que commence l'histoire de notre héros, l'histoire de Bouq'Lib'

 

Esteb, bouq’libeur

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3 mars 2012 6 03 /03 /mars /2012 00:34

citron-vert-copie-1.jpg« Des livres en libre circulation, un peu partout à Montreuil  mais pas n’importe quels livres... ce sont des Bouq’Lib’ ! Emportez-les, lisez-les  et redéposez-les où vous voulez... »*
Au Vane Day Bar avenue Pasteur à Montreuil j'ai rencontré Christiane, Christine et Anne qui tiennent la permanence de Bouq Lib tous les samedi matin entre 11h et 13h.
Des visiteurs habitués, des occasionnels, des curieux, des passants regardent les livres, certains apportent les livres qu'ils aiment ou qui encombrent leurs bibliothèques pour les mettre à disposition des gens du quartier, des habitants de Montreuil. Christiane, Anne et Christine collent les fameuses étiquettes sur les livres qui deviennent immédiatement des Bouq'Lib.
lire la suite...

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15 février 2012 3 15 /02 /février /2012 17:55

 

A la suite de la mise en place d'un atelier d'écriture pour les 6èmes, expérimenté par les Accents Têtus, et d'une rencontre avec la Principale, le Principal-adjoint et la documentaliste, des Bouq'Lib' ont trouvé leur place au Collège Jean Moulin. Dans les deux salles de permanence, deux caisses sont pleines de bouquins en tous genres, des BD, des "Gallimard Jeunesse"*, des Souris Noire, des Fantômette, des Jules Verne, des livres d'aventure,... Depuis le mois de novembre, plus d'une centaine de Bouq'Lib' ont été pris par les collégiens. Il faut dire que les surveillants ont participé activement à ce succès. Ils connaissent les élèves, leur comportement. Momar, charismatique surveillant, explique régulièrement ce qu'est un bouq'lib', et s'en sert lorsqu'il repère un élève qui n'a rien à faire. Hop, il lui colle un bouq'lib' entre les mains, avec la mission d'en lire quelques dizaines de pages, et puis de raconter ce qu'il a lu. Y'a des questions, des réponses, des rigolades. Parfois, l'élève part avec le livre, parce qu'il veut savoir la suite...

 

Depuis quelques jours, Momar se sert de "La Puce à l'Oreille" de Claude Duneton, un bouquin formidable qui raconte l'histoire des expressions populaires (travailler au noir, de fil en aiguille, foutre le camp, mettre le couvert...). Il ouvre le livre au hasard, le donne à un collégien, qui choisit ce qu'il veut expliquer à ses copains. Et ça en vaut la chandelle !

Peu à peu, en dehors des salles de classes ou du CDI, des livres peuvent ainsi être lus, juste par plaisir. Certains élèves vont apporter leurs livres pour les faire circuler.

C'est parce que des personnes s'approprient Bouq'Lib' et qu'il y a du bouche à oreille, de l'innovation, des rencontres, que Bouq'Lib' fonctionne.

Si des élèves non lecteurs lisent à Jean Moulin, pourquoi ne pas étendre l'expérience à d'autres collèges ?

De la même façon, des Bouq'Lib' ont tout à fait leur place dans les soutiens scolaires ou dans les équipements sportifs... Y'a encore du pain sur la planche !

 

* Les Editions Gallimard ont très gentiment donné une cinquantaine de livres pour les collégiens de Jean Moulin.

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5 février 2012 7 05 /02 /février /2012 14:54

 

Dans des Bouq'Lib', on fait des découvertes... Entre les pages, un papier, un ticket de métro, une lettre d'un ami,... Avant qu'il ne devienne un Bouq'Lib', le livre a eu une vie, un moment partagé avec quelqu'un qui y laisse son empreinte. Un adolescent, une vieille femme, une petite fille, ont parcouru ses pages et y ont glissé comme marque-page un petit morceau de leur vie.

carte_comme_un_roman_web.jpg

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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 09:00

bl un amour fou webLa lecture est plutôt quelque chose d'important pour moi, mais avant Bouq'Lib', c'était devenu plutôt épisodique, au gré des visites à la bibliothèque de Montreuil, plutôt pour les rayons BD et revues. J'ai conservé des livres que j'aimais mais aussi d'autres que j'aimais moins juste parce je ne voulais pas les vendre (encore moins les jeter) ni prendre le temps de chercher à qui les donner. Aujourd'hui avec Bouq'Lib', ma vie a changé ! J'ai toujours un livre en route, parfois plusieurs, des livres que je n'aurais peut-être vus que chez des amis, sans avoir la possibilité de les lire ou de les emprunter.
Et puis je sais maintenant à qui donner les livres que je ne pense pas relire (mes livres circulent peut-être e
ntre vos mains et ça me fait de la place pour les nouveaux).

J'ai fait de bonnes découvertes. Parmi ces trouvailles : Le trottoir au soleil (Delerm), La bête qui meurt (Philippe Roth), Lignes de faille (Nancy Houston), Le dernier monde de Céline Minart, qui m'a beaucoup impressionné même si la fin est peut-être un peu longue voire décevante.

J'ai aussi mis le nez dans des livres plus étranges et quelquefois improbables : j'ai oublié les titres mais j'ai vu des recettes, des trucs et astuces, La traversée de l'océan par Gérard d'Aboville.

... et ça il n'y a que Bouq'Lib' qui le fait.

... et c'est pour ça que j'aime Bouq'Lib'.

 

Pierre-Luc, bouq'libeur

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24 janvier 2012 2 24 /01 /janvier /2012 17:26

des paves au sol

 

 

 

 

Bouq’lib’ sonne comme une providence

pour celui qui veut trouver aventure dans la lecture. 


Une sorte de bibliothèque-trottoir

où le temps d’un échange

réserve son lot de coups de foudre

avec les  grands  auteurs.

 

Bouq’lib' fait appel aux lecteurs de tous bords,

de tous horizons.

Les curieux seront choyés.

 

Cela rassure d’avoir des livres qui circulent dans les rues.

Certains pavés retrouvent en effet leur légèreté.

Bouq’lib’ essaie de nourrir nos souvenirs

dans les mille-feuilles.

Bouq’lib’ à la recherche de notre madeleine.


Bouq’lib’ : on l’aborde, on adhère, on adore.

 Lutfi, bouq'libeur

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14 janvier 2012 6 14 /01 /janvier /2012 13:49

réserve bouq'lib' webChez Bouq'Lib', on adore les livres.

On aime découvrir un livre. On aime lire un livre. On aime recommander le livre que l'on a aimé. On aime parler des livres...

Et les livres que l'on n'a pas lus ?

Y'en a plein, évidemment.

 

Eh bien, parler de ceux-là,

c'est aussi possible !

 

Je ne lis jamais un livre dont je dois écrire la critique ; on se laisse tellement influencer. (Oscar Wilde)

 

Pierre Bayard, universitaire, enseignant la littérature, n'a visiblement pas lu grand chose (quoique...). Il en parle dans un livre Comment parler des livres que l'on n'a pas lus ? paru aux Éditions de Minuit.

Il fait la distinction entre la lecture et l'orientation du livre dans l'ensemble de la littérature. C'est la notion de bibliothèque collective qui est importante. C'est la connaissance de la position d'un livre, d'un auteur dans l'histoire de la littérature qui permet d'en parler...

Ainsi Paul Valéry peut écrire sur Proust, n'ayant que survolé le premier tome de La Recherche. Ainsi l'intrigue du Nom de la Rose d'Umberto Ecco repose sur le contenu d'un livre d'Aristote que personne n'a jamais lu. Ainsi Montaigne est incapable de mémoriser ni ce qu'il a lu, ni ce qu'il a écrit.

 

Parler d'un livre a peu de choses à voir avec la lecture. Les deux activités sont tout à fait séparables.
Il existe plus d'une manière de ne pas lire, dont la plus radicale est de n'ouvrir aucun livre. Cette abstention complète concerne en fait pour chaque lecteur, aussi assidu soit-il à cet exercice, la quasi-totalité des publications et, à ce titre, constitue notre mode principal de relation à l'écrit. On ne peut en effet oublier que même un grand lecteur n'a jamais accès qu'à une proportion infime des livres existants. Et se trouve donc en permanence, sauf à cesser définitivement toute conversation et toute écriture, contraint de s'exprimer à propos de livres qu'il n'a pas lus.
Je n'ai ainsi jamais "lu" Ulysse de Joyce et il est vraissemblable que je ne le lirai jamais. Le "contenu" du livre m'est donc largement étranger. Son contenu, mais pas sa situation. Or le contenu d'un livre est largement sa situation. Je veux dire par là que je ne me trouve nullement démuni, dans une conversation, pour parler d'Ulysse parce que je suis capable de le situer avec une relative précision par rapport aux autres livres. Je sais ainsi qu'il est une reprise de L'Odyssée, qu'il se rattache au courant du flux de conscience, que son action se déroule à Berlin en une journée, etc. Et de ce fait il m'arrive fréquemment pendant mes cours de faire, sans sourciller, référence à Joyce.

Voilà, maintenant, vous pouvez tout à fait parler de l'essai de Pierre Bayard, en le recommandant avec détermination....


NB 1 : Pierre Bayard est également l'auteur de Qui a tué Roger Ackroyd ? (que j'ai lu !!!)

NB 2 : allez voir du côté du Silence qui parle...


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7 janvier 2012 6 07 /01 /janvier /2012 17:01

conquete_du_pain.jpgLa Conquête du Pain est un lieu partenaire de Bouq'Lib' !

C'est un lieu où l'on aime s'arrêter...

si on a déjà fini le pain de la veille

ou si on n'a plus rien à lire...

La lecture de Kropotkine mène au pain et aux livres !

Bref, la Conquête du Pain a un blog :

ici !

Bouq'Lib' c'est simple !

bouq-lib--visuel-sans-texte.jpg

 

quelqu'un trouve un bouq'lib'

l'emporte, le lit, le redépose

... quelqu'un d'autre le trouve

l'emporte, le lit, le redépose...

 

Vous voulez que vos livres circulent ?

Venez avec vos livres
le samedi matin entre 11h et 13h

à la Maison Ouverte,
17 rue Hoche, métro Mairie de Montreuil.

 

Des bouq'lib' dans les HLM

ophm

liste des points relais : ici


Pour nous joindre : bouqlib.montreuil@yahoo.fr

Remerciements

Barbara Creutz-Pachiaudi pour le visuel

Le Vane Day Bar, La Maison Ouverte, Univers Poche, Editons Gallimard, Editions Metailié, Editions Autrement, Editions Parigramme, Editions des femmes, Editions Christian Bourgois, Bibliothèque de Montreuil, Bibliothèques de la Ville de Paris, Editions Folies d'Encre, Musée d'histoire vivante de Montreuil, Salon du Livre de la Jeunesse, La librairie Les Chasseurs de livres, L'Ecole Primaire Jean-Jaurès, Bijoux Cailloux,  Le Parisien, Tous Montreuil, France 3 Ile-de-France, TVM Est Parisien, Françoise I., Marie R., Bernard V., Marianne B.R., Stella B., Anne D., Mathilde P. Jean-Luc P., Pierre-Luc V. et tous les autres !