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13 mars 2012 2 13 /03 /mars /2012 12:13

le livre dans la rueIl était une fois, dans un village d’irréductibles utopistes, un livre magique qui allait insuffler une nouvelle vie à des milliers de livres.


L’histoire commence un matin de printemps, à une époque où les livres avaient une très courte vie. Après la lecture de leur propriétaire, très rares étaient les livres qui continuaient à vivre entre les mains du reste de la famille ou de leurs amis. Certains, forts des émotions procurées à leur lecteur, revivaient sans cesse entre de nouvelles mains. Mais rares étaient les élus. Trop souvent les livres finissaient dans un placard, un buffet ou sur une étagère. J’ai même entendu dire dans la folie de l’encre, que des maniaques préféraient acheter un livre neuf et le rapporter égoïstement après lecture pour remboursement. C’était le comble du livre, il ne rapportait rien à son auteur et le livre était renvoyé à son éditeur.

 

A cette époque, pour trouver des livres usés par de nombreuses vies, les habitants devaient se rendre à la bibliothèque. Mais dans l’ensemble, peu de villageois osaient franchir le pas de la porte, car on pouvait y trouver des intellectuels, des étudiants et souvent des rats de bibliothèque. Vous en avez peut être entendu parler : les bibliothèques effrayaient les faibles d’esprit et seuls les élèves émancipés de leur maître revenaient avec plaisir dans ce lieu de culture.

En ces temps, le capitalisme menait une lutte acharnée pour combattre la Culture. Les défenseurs du capital, maîtres en matière de belle parole, utilisaient l’un des principes fondamentaux de la République pour briser les services publics de la Culture et de l’Education. Sous couvert de Liberté, ils anéantissaient l’Egalité et la Fraternité.

 

Mais bon, revenons à notre histoire : celle de notre futur héros débuta un matin de printemps, dans une famille modeste.

Didier, le père, vivait avec sa femme Linda et ses deux enfants Camille et Victor.

Le soleil réchauffait déjà l’ensemble de l’appartement familial ; les enfants jouaient dans le salon pendant que Didier préparait une petite sortie familiale.

Il y avait une zone de gratuité à 3 pâtés de maison et l’ensemble de la famille comptait bien y trouver de bonnes affaires en échange des vêtements de Camille et Victor, devenu trop petits pour eux.

Subitement, pendant que le père préparait le sac, l’idée d’échanger un livre lui vint à l’esprit.

Notre héros – précisément ce livre - commençait à entrer en scène. Une nouvelle vie s’offrait à lui.

Il faut que je vous dise que ce livre avait des pouvoirs magiques…

Ce livre avait la capacité de communiquer. Mais seules les personnes aux idéaux engagés, contre le capitalisme et la marchandisation de tous les biens, pouvaient l’entendre.

Didier n’était pas un capitaliste, mais il n’avait pas suffisamment l’esprit ouvert pour pouvoir l’entendre. Notre futur héros arrivait seulement à lui souffler quelques idées. C’était tout de même le plus ouvert d’esprit de la famille.

 

Arrivée dans la zone de gratuité : toute une rue du village était fermée à la circulation des voitures pour laisser la place aux habitants et à la zone d’échange. Didier déposa notre héros sur une des tables où se trouvaient toutes sortes d’objets que l’on pouvait également voir dans les vides-greniers du village. C’est avec un léger pincement au cœur, pincement qu’il ne comprenait pas tout à fait, qu’il disait « au revoir » à son livre, tout en repensant à quelques passages de son histoire. Il en avait aimé la lecture et il regrettait de le laisser là, lui qui était très possessif et qui ne jetait pratiquement rien.

Notre héros avait eu raison de Didier et de son esprit, il était près à revivre entre de nouvelles mains.

Il sentait que les passants, présents, étaient tous assez ouverts d’esprit. Il sentait qu’ils étaient contre la marchandisation des biens. Il sentait que la liberté était proche, que SA liberté était proche ainsi que cette liberté qu’il souhaitait pour tous les livres, la liberté de circuler, de ne jamais reposer sur une étagère. Il voulait opposer la Liberté au Libéralisme. 

 

Cette idée le réjouissait tellement qu’il criait de bonheur aux utopistes de la zone : « Prenez-moi, lisez moi, je suis un bon livre, tous les ingrédients sont réunis pour passer de bons moments de lecture ! Mes personnages sont prenants, l’histoire est palpitante, le style littéraire vous transportera jusqu’au bout de la nuit… Et je ne vous parle même pas de l’histoire d’amour, digne des plus grands classiques ! » Et il a continué comme ça le reste de la matinée, à crier, à scander, à chanter et plus le temps passait, plus il y mettait de l’énergie. Mais les passants passaient ou s’arrêtaient devant le service à verres, devant le vase, ils examinaient les vêtements dans leur moindre centimètre carré de tissu, pour voir s’ils étaient en bon état. Oui, parce que c’était gratuit.  Mais la plupart des gens étaient très exigeants. Exigeants mais pas assez ouverts d’esprit car ils n’entendaient pas l’appel de notre héros.

L’après-midi s’égrainait, le soleil déclinait et les derniers villageois repartaient satisfaits d’avoir de nouveaux objets acquis gratuitement.

Notre héros, quand à lui, était resté là où l’avait laissé Didier, sur la table des échanges entre  un chandelier et un vieux pull rayé.

La température se rafraîchissait, les réverbères s’allumaient, la journée prenait fin pendant que quelqu’un s’approchait de la table. C’était une femme, sortie d’une fenêtre au ras du sol qui arrivait droit sur lui, un carton à la main. Elle s’arrêta un instant et fit le tour de la table.

Notre héros avait perdu espoir d’être à nouveau lu. Il voyait cette dame avec son carton qui y rangeait dedans tout les derniers objets restés sur la table. L’idée de se retrouver dans un carton le terrorisait et au moment où elle s’apprêtait à le prendre, il lui lança un «  Bonsoir » tonique et percutant. Cela fit son effet, la femme au carton s’arrêta net.

Elle m’a entendu, pensa notre héros qui renchérit aussitôt :

- Bonsoir, je suis le livre, là, sur la table !

La femme était étonnée qu’un livre lui parle, elle regarda autour d’elle, elle regarda aussi sous la table par principe mais personne ne se trouvait à proximité.

C’était une lectrice avisée et elle avait déjà lu des centaines de livres, mais jamais aucun ne lui avait parlé.

Amicalement, elle lui rendit son « bonsoir ».

Suffisamment ouverte d’esprit, elle pouvait entendre clairement ce que lui disait notre héros.

- Tu es la première qui me répond, je suis tout troublé, lui dit notre héros.

- C’est drôle que tu dises ça, car toi tu es le premier livre qui me parle. Je peux te dire que je suis plutôt surprise, lui répondit la femme.

Réjoui de pouvoir parler à quelqu'un, notre héros commença à lui poser des questions.

- Comment t’appelles-tu ? demanda notre héros.

- Viviane, lui répondit la femme.

- Pourquoi est-tu en train de tout ranger dans le carton ?

Calmement, Viviane lui répondit :

- Parce que je suis l’une des personnes qui sont à l’origine de cette zone de gratuité et que je dois débarrasser la table pour rendre la rue à la circulation des voitures.

- Moi aussi tu va me ranger dans ce carton ? demanda-il d’un ton effrayé.

- Non je ne pense pas, lui répondit Viviane et elle ajouta :

- Tu es le premier livre qui me parle, je ne vais pas te ranger dans le carton, au contraire. J’adore lire et j’ai envie de lire ton histoire, dit-elle d’un ton assuré.

Notre héros renaissait, il était tellement heureux qu’il le fit savoir à Viviane et ne s’arrêta plus de parler, jusqu’à ce qu’elle le pose sur sa table de chevet.

 

Viviane dévora l’histoire proposée par notre héros et elle passa quelques heures à discuter avec lui. Habituellement, une fois un bon livre terminé, Viviane s’empressait de le prêter à une amie ou à sa fille, mais cette fois-ci elle s’y refusait, elle refusait que quelqu’un se l’approprie. Bien que ce ne soit pas le meilleur des livres qu’elle ait pu lire dans sa vie, elle avait envie de le faire partager à tout les villageois.

Cette pensée était aussi la conséquence des discussions avec notre héros.

Une phrase l’avait marqué : « Tu sais Viviane, pour moi la Liberté : c’est de pouvoir revivre entre les mains de nouveaux lecteurs et mon souhait le plus cher est de ne jamais finir sur une étagère. Je souhaiterais être toujours en circulation et je le souhaite pour tous les livres ».

Cette idée lui plaisait, elle qui était à l’origine de la zone de gratuité sur le village, et elle commença à réfléchir à la libre circulation des livres.

L’idée de notre héros avait germé dans un esprit ouvert.

L’idée plaisait tellement à Viviane qu’elle fut portée par une incroyable énergie. Personnellement, je pense que notre héros lui a légué une grande quantité d’énergie, grâce à ses pouvoirs, mais ce détail est une hypothèse non prouvée.

Ce qui est sûr, c’est que les villageois ont vu Viviane dans tous les coins et recoins du village pour répandre l’idée et pour commencer à mettre des livres en circulation.

L’idée enchanta tous les villageois qui se demandaient pourquoi ils ne l’avaient pas eu plutôt. Du jour au lendemain, des centaines d’utopistes ont adhéré au projet et en quelques mois, des milliers de livres se sont mis à circuler librement. Les livres n’ont pas cessé de revivre à travers de nouvelles mains.

 

C'est ainsi que commence l'histoire de notre héros, l'histoire de Bouq'Lib'

 

Esteb, bouq’libeur

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3 mars 2012 6 03 /03 /mars /2012 00:34

citron-vert-copie-1.jpg« Des livres en libre circulation, un peu partout à Montreuil  mais pas n’importe quels livres... ce sont des Bouq’Lib’ ! Emportez-les, lisez-les  et redéposez-les où vous voulez... »*
Au Vane Day Bar avenue Pasteur à Montreuil j'ai rencontré Christiane, Christine et Anne qui tiennent la permanence de Bouq Lib tous les samedi matin entre 11h et 13h.
Des visiteurs habitués, des occasionnels, des curieux, des passants regardent les livres, certains apportent les livres qu'ils aiment ou qui encombrent leurs bibliothèques pour les mettre à disposition des gens du quartier, des habitants de Montreuil. Christiane, Anne et Christine collent les fameuses étiquettes sur les livres qui deviennent immédiatement des Bouq'Lib.
lire la suite...

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15 février 2012 3 15 /02 /février /2012 17:55

 

A la suite de la mise en place d'un atelier d'écriture pour les 6èmes, expérimenté par les Accents Têtus, et d'une rencontre avec la Principale, le Principal-adjoint et la documentaliste, des Bouq'Lib' ont trouvé leur place au Collège Jean Moulin. Dans les deux salles de permanence, deux caisses sont pleines de bouquins en tous genres, des BD, des "Gallimard Jeunesse"*, des Souris Noire, des Fantômette, des Jules Verne, des livres d'aventure,... Depuis le mois de novembre, plus d'une centaine de Bouq'Lib' ont été pris par les collégiens. Il faut dire que les surveillants ont participé activement à ce succès. Ils connaissent les élèves, leur comportement. Momar, charismatique surveillant, explique régulièrement ce qu'est un bouq'lib', et s'en sert lorsqu'il repère un élève qui n'a rien à faire. Hop, il lui colle un bouq'lib' entre les mains, avec la mission d'en lire quelques dizaines de pages, et puis de raconter ce qu'il a lu. Y'a des questions, des réponses, des rigolades. Parfois, l'élève part avec le livre, parce qu'il veut savoir la suite...

 

Depuis quelques jours, Momar se sert de "La Puce à l'Oreille" de Claude Duneton, un bouquin formidable qui raconte l'histoire des expressions populaires (travailler au noir, de fil en aiguille, foutre le camp, mettre le couvert...). Il ouvre le livre au hasard, le donne à un collégien, qui choisit ce qu'il veut expliquer à ses copains. Et ça en vaut la chandelle !

Peu à peu, en dehors des salles de classes ou du CDI, des livres peuvent ainsi être lus, juste par plaisir. Certains élèves vont apporter leurs livres pour les faire circuler.

C'est parce que des personnes s'approprient Bouq'Lib' et qu'il y a du bouche à oreille, de l'innovation, des rencontres, que Bouq'Lib' fonctionne.

Si des élèves non lecteurs lisent à Jean Moulin, pourquoi ne pas étendre l'expérience à d'autres collèges ?

De la même façon, des Bouq'Lib' ont tout à fait leur place dans les soutiens scolaires ou dans les équipements sportifs... Y'a encore du pain sur la planche !

 

* Les Editions Gallimard ont très gentiment donné une cinquantaine de livres pour les collégiens de Jean Moulin.

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5 février 2012 7 05 /02 /février /2012 14:54

 

Dans des Bouq'Lib', on fait des découvertes... Entre les pages, un papier, un ticket de métro, une lettre d'un ami,... Avant qu'il ne devienne un Bouq'Lib', le livre a eu une vie, un moment partagé avec quelqu'un qui y laisse son empreinte. Un adolescent, une vieille femme, une petite fille, ont parcouru ses pages et y ont glissé comme marque-page un petit morceau de leur vie.

carte_comme_un_roman_web.jpg

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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 09:00

bl un amour fou webLa lecture est plutôt quelque chose d'important pour moi, mais avant Bouq'Lib', c'était devenu plutôt épisodique, au gré des visites à la bibliothèque de Montreuil, plutôt pour les rayons BD et revues. J'ai conservé des livres que j'aimais mais aussi d'autres que j'aimais moins juste parce je ne voulais pas les vendre (encore moins les jeter) ni prendre le temps de chercher à qui les donner. Aujourd'hui avec Bouq'Lib', ma vie a changé ! J'ai toujours un livre en route, parfois plusieurs, des livres que je n'aurais peut-être vus que chez des amis, sans avoir la possibilité de les lire ou de les emprunter.
Et puis je sais maintenant à qui donner les livres que je ne pense pas relire (mes livres circulent peut-être e
ntre vos mains et ça me fait de la place pour les nouveaux).

J'ai fait de bonnes découvertes. Parmi ces trouvailles : Le trottoir au soleil (Delerm), La bête qui meurt (Philippe Roth), Lignes de faille (Nancy Houston), Le dernier monde de Céline Minart, qui m'a beaucoup impressionné même si la fin est peut-être un peu longue voire décevante.

J'ai aussi mis le nez dans des livres plus étranges et quelquefois improbables : j'ai oublié les titres mais j'ai vu des recettes, des trucs et astuces, La traversée de l'océan par Gérard d'Aboville.

... et ça il n'y a que Bouq'Lib' qui le fait.

... et c'est pour ça que j'aime Bouq'Lib'.

 

Pierre-Luc, bouq'libeur

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24 janvier 2012 2 24 /01 /janvier /2012 17:26

des paves au sol

 

 

 

 

Bouq’lib’ sonne comme une providence

pour celui qui veut trouver aventure dans la lecture. 


Une sorte de bibliothèque-trottoir

où le temps d’un échange

réserve son lot de coups de foudre

avec les  grands  auteurs.

 

Bouq’lib' fait appel aux lecteurs de tous bords,

de tous horizons.

Les curieux seront choyés.

 

Cela rassure d’avoir des livres qui circulent dans les rues.

Certains pavés retrouvent en effet leur légèreté.

Bouq’lib’ essaie de nourrir nos souvenirs

dans les mille-feuilles.

Bouq’lib’ à la recherche de notre madeleine.


Bouq’lib’ : on l’aborde, on adhère, on adore.

 Lutfi, bouq'libeur

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14 janvier 2012 6 14 /01 /janvier /2012 13:49

réserve bouq'lib' webChez Bouq'Lib', on adore les livres.

On aime découvrir un livre. On aime lire un livre. On aime recommander le livre que l'on a aimé. On aime parler des livres...

Et les livres que l'on n'a pas lus ?

Y'en a plein, évidemment.

 

Eh bien, parler de ceux-là,

c'est aussi possible !

 

Je ne lis jamais un livre dont je dois écrire la critique ; on se laisse tellement influencer. (Oscar Wilde)

 

Pierre Bayard, universitaire, enseignant la littérature, n'a visiblement pas lu grand chose (quoique...). Il en parle dans un livre Comment parler des livres que l'on n'a pas lus ? paru aux Éditions de Minuit.

Il fait la distinction entre la lecture et l'orientation du livre dans l'ensemble de la littérature. C'est la notion de bibliothèque collective qui est importante. C'est la connaissance de la position d'un livre, d'un auteur dans l'histoire de la littérature qui permet d'en parler...

Ainsi Paul Valéry peut écrire sur Proust, n'ayant que survolé le premier tome de La Recherche. Ainsi l'intrigue du Nom de la Rose d'Umberto Ecco repose sur le contenu d'un livre d'Aristote que personne n'a jamais lu. Ainsi Montaigne est incapable de mémoriser ni ce qu'il a lu, ni ce qu'il a écrit.

 

Parler d'un livre a peu de choses à voir avec la lecture. Les deux activités sont tout à fait séparables.
Il existe plus d'une manière de ne pas lire, dont la plus radicale est de n'ouvrir aucun livre. Cette abstention complète concerne en fait pour chaque lecteur, aussi assidu soit-il à cet exercice, la quasi-totalité des publications et, à ce titre, constitue notre mode principal de relation à l'écrit. On ne peut en effet oublier que même un grand lecteur n'a jamais accès qu'à une proportion infime des livres existants. Et se trouve donc en permanence, sauf à cesser définitivement toute conversation et toute écriture, contraint de s'exprimer à propos de livres qu'il n'a pas lus.
Je n'ai ainsi jamais "lu" Ulysse de Joyce et il est vraissemblable que je ne le lirai jamais. Le "contenu" du livre m'est donc largement étranger. Son contenu, mais pas sa situation. Or le contenu d'un livre est largement sa situation. Je veux dire par là que je ne me trouve nullement démuni, dans une conversation, pour parler d'Ulysse parce que je suis capable de le situer avec une relative précision par rapport aux autres livres. Je sais ainsi qu'il est une reprise de L'Odyssée, qu'il se rattache au courant du flux de conscience, que son action se déroule à Berlin en une journée, etc. Et de ce fait il m'arrive fréquemment pendant mes cours de faire, sans sourciller, référence à Joyce.

Voilà, maintenant, vous pouvez tout à fait parler de l'essai de Pierre Bayard, en le recommandant avec détermination....


NB 1 : Pierre Bayard est également l'auteur de Qui a tué Roger Ackroyd ? (que j'ai lu !!!)

NB 2 : allez voir du côté du Silence qui parle...


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7 janvier 2012 6 07 /01 /janvier /2012 17:01

conquete_du_pain.jpgLa Conquête du Pain est un lieu partenaire de Bouq'Lib' !

C'est un lieu où l'on aime s'arrêter...

si on a déjà fini le pain de la veille

ou si on n'a plus rien à lire...

La lecture de Kropotkine mène au pain et aux livres !

Bref, la Conquête du Pain a un blog :

ici !

3 janvier 2012 2 03 /01 /janvier /2012 01:28

point-bleu-gris.jpgIl y a tout juste 9 mois, naissait Bouq'Lib'...

D'abord juste l'envie de partager notre amour des livres. Il nous a fallu quelques mois pour que le projet mûrisse et prenne corps... Et puis le 2 avril, des habitants sont venus avec leurs livres. Pour les donner. Pour les faire partager. Pour qu'ils voyagent à travers Montreuil. Pour qu'ils surprennent un lecteur potentiel. Pour qu'il crée du lien social.

Depuis 9 mois, des Bouq'Lib' circulent à Montreuil. Plus de 9000 livres sont entrés dans le circuit. Des centaines de Montreuillois ont lu Marcel Pagnol, Daniel Pennac, Colette, Marc Lévy, Nancy Huston, JMG Le Clezio, Mary Higgings Clark, Fred Vargas,... des livres sur Montreuil (édités par le musée ou Folies d'Encre),... et aussi Tom-Tom et Nana, La Comtesse de Ségur,... et tant d'autres encore !

Bouq'Lib' est une initiative d'habitants. Pas une opération municipale. Bouq'Lib' n'existe que par l'implication des Montreuillois, qu'ils soient du centre-ville, de la Boissière, de la Noue ou du Bas-Montreuil. Elle reçoit le soutien d'un grand nombre de structures associatives, culturelles ou municipales. De nombreux partenariats se sont mis en place. Bouq'Lib' est présent dans la plupart des fêtes de quartier. Des Bouq'Lib' sont déposés dans les boulangeries, les pharmacies, chez le médecin, au lavomatic, à la piscine,... là où le lecteur le décide.

Mais l'association a aussi besoin d'un soutien financier afin de pouvoir continuer à exister. Le moyen le plus simple de nous aider est l'adhésion pour financer les stickers, les flyers, les affiches.

Vous pouvez adhérer lors de nos permanences.

Adhésion simple 5€ ou de soutien.

Permanences tous les samedis matin : Le premier samedi de chaque mois entre 10h et 13h à la Maison Ouverte (17 rue Hoche) et les autres samedis entre 11h et 13h au Vane Day Bar (30 avenue Pasteur)

Prochain rendez-vous : samedi 10 janvier au Marché Equitable et Solidaire de la Maison Ouverte (10h-13h)

27 décembre 2011 2 27 /12 /décembre /2011 18:13

bulle-BD.jpg

Ils ont écrit :

1. Lire c'est voyager, voyager c'est lire.

2. Lire est le seul moyen de vivre plusieurs fois.

3. Lire, c'est aller à la rencontre de quelque chose qui va exister.

4. Lire c'est entendre avec les yeux.

5. Quand je pense à tous les livres qu'il me reste à lire, j'ai la certitude d'être encore heureux.

6. Une pièce sans livres, c'est comme un corps sans âme.

7. Chacune de nos lectures laisse une graine qui germe.

8. Les livres nous obligent à perdre notre temps de manière intelligente.

9. La lecture, une porte ouverte sur un monde enchanté.

10. Une lecture bien menée sauve de tout, y compris de soi-même.

11. Les livres ont les mêmes ennemis que l'homme : le feu, l'humide, les bêtes, le temps

et leur propre contenu.

12. Ranger une bibliothèque, c'est exercer de façon silencieuse l'art de la critique.

13. Ceux qui brûlent les livres finissent tôt ou tard par brûler les hommes.

14. Peu de livres changent une vie. Quand ils la changent, c'est pour toujours.

15. Un livre est une fenêtre par laquelle on s'évade.

16. ..............................................................................................................

 

C'est eux !

1. Oguh Rotciv - 2. Teyamud Erreip - 3. Onivlac Olati - 4. Regel Erreip - 5. Draner Seluj

6. Norecic - 7. Draner Seluj  - 8. Elaide Aecrim  - 9. Cairuam Siocnarf - 10. Cannep Leinad

11. Yrelav Luap - 12. Segrob Siul Egroj - 13. Enieh Hcirnieh - 14. Nibob Naitsirhc

15. Neerg Neiluj - 16. Suov


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19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 16:56

quelques_bouqlib_web.jpgUne page Bouq'Lib' a été créée sur facebook :

Un moyen d'étendre le réseau de notre initiative.

Bouq'Lib' a besoin de sympathisants pour être de plus en plus actif sur Montreuil.

Pour que les livres soient présents dans tous les quartiers, dans des endroits où il n'y en a pas.

Pour que les habitants s'impliquent.

Pour que vous en parliez autour de vous.

 

lien vers la page Bouq' Lib' : Une libre circulation de livres à Montreuil

 

13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 20:29

L_ombre_du_vent.jpgSur le conseil de Marie, libraire à Chambéry*, nous avons lu L'Ombre du vent, en prenant notre temps.

L'histoire se passe à Barcelone. Après la guerre civile.

Le début est formidable : quelque part, bien caché, il y a le Cimetière des Livres Oubliés. Un jour, Daniel, un jeune garçon, est invité à y entrer.

 

La coutume veut que la personne qui vient ici pour la première fois choisisse un livre, celui qu'elle préfère, et l'adopte, pour faire en sorte qu'il ne disparaisse jamais, qu'il reste toujours vivant. C'est un serment très important. Pour la vie. Aujourd'hui, c'est ton tour.

 

Daniel ne sait pas lequel prendre. Comme dans un labyrinthe, il erre au gré des allées bordées de livres. Et puis, il en saisit un. Il sait que c'est le bon : L'Ombre du vent d'un certain Julian Carax. Il n'en a jamais entendu parler. De retour chez lui, il le dévore d'une traite. Le livre devient sien. Il doit en savoir plus sur l'auteur. Personne ne le connait. Ah si, un libraire le présente à sa fille qui lui raconte... Et c'est là que l'aventure commence. Au fil des ans, il suit sa trace – tel le lecteur découvrant les personnages d'un livre, –  en apprend un peu plus sur Carax, dont tous les livres ont disparu. Brûlés. Un homme traque le jeune homme et son entourage. Un autre, sans visage, surgit. Qui est en danger ? Pourquoi ? Les morceaux du puzzle se rassemblent peu à peu. La vie de Carax ressemble étrangement à celle du jeune Daniel, qui s'identifie de plus en plus à l'auteur mystérieux. 

Voilà. Le livre se termine. Sur l'écriture d'un autre. Le livre dans le livre. L'Ombre du vent a une suite...

 

Un jour, j'ai entendu un habitué de la librairie de mon père dire que rien ne marque autant un lecteur que le premier livre qui s'ouvre vraiment un chemin jusqu'à son coeur.

Ces premières images, l'écho de ces premiers mots que nous croyons avoir laissés derrière nous, nous accompagnent toute notre vie et sculptent dans notre mémoire un palais auquel, tôt ou tard, – et peu importe le nombre de livres que nous lisons, combien d'univers nous découvrons –, nous reviendrons un jour. 

 

L'Ombre du vent et Promenades dans la Barcelone de l'Ombre du vent de Carlos Ruiz Zafón, Livre de Poche

 

NB : un peu comme dans le roman, un exemplaire de L'Ombre du vent circule en Bouq'Lib' à Montreuil...

* librairie Jean-Jacques Rousseau ici

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7 décembre 2011 3 07 /12 /décembre /2011 14:54

logo web

 

 

Montreuil-sur-Livres

et des Bouq'Lib' sur Montreuil !

 

Bouq'Lib' sera présent à Montreuil-sur-Livres !

Un rendez-vous avec les amis du livre (éditeurs indépendants de Montreuil et du 93, librairies, Musée d'histoire vivante, Maison des femmes, La parole errante, RESF, le Théâtre de la Girandole, La Conquête du Pain et... Bouq'Lib' !

Juste après le Salon du Livre de la Jeunesse, alors que le Nouveau Théâtre de Montreuil met Nancy Huston à l'honneur, c'est l'occasion de rencontres, de signatures de nombreux auteurs, des illustrateurs, des dessinateurs, des graphistes...

 

Et au stand Bouq'Lib' vous pourrez amener les livres que vous voulez faire circuler, et en prendre d'autres qui vous font envie !

 

plus d'info ici

6 décembre 2011 2 06 /12 /décembre /2011 09:44

radio-libertaire

mardi 6 décembre, de 19h30 à 20h30,

Bouq'Lib' est l'invité de Parole d'associations

sur Radio Libertaire

89.4Mz

 

pour parler de Montreuil-sur-Livres

qui aura lieu samedi 10 décembre

sous la halle du marché Croix-de-Chavaux

de 13h à 19h

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29 novembre 2011 2 29 /11 /novembre /2011 18:35

Marché de Noël des créateurs et créatrices

 

Les Chlorophilliens animent le jardin partagé

du square Marcel Cachin

(2 rue Claude Bernard).

 

Dans le square, il y a la Villa Signac

qui hebergera bientôt

des dizaines de polars Bouq'Lib' !

 

des livres noirs dans un jardin vert,

ça promet !


On pourra parler de tout cela lors du Marché de Noël solidaire des créateurs et créatrices

qui aura lieu le dimanche 4 décembre

de 10h30 à 18h...

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Bouq'Lib' c'est simple !

bouq-lib--visuel-sans-texte.jpg

 

quelqu'un trouve un bouq'lib'

l'emporte, le lit, le redépose

... quelqu'un d'autre le trouve

l'emporte, le lit, le redépose...

 

Vous voulez que vos livres circulent ?

Venez avec vos livres
le samedi matin entre 11h et 13h

à la Maison Ouverte,
17 rue Hoche, métro Mairie de Montreuil.

 

Des bouq'lib' dans les HLM

ophm

liste des points relais : ici


Pour nous joindre : bouqlib.montreuil@yahoo.fr

Remerciements

Barbara Creutz-Pachiaudi pour le visuel

Le Vane Day Bar, La Maison Ouverte, Univers Poche, Editons Gallimard, Editions Metailié, Editions Autrement, Editions Parigramme, Editions des femmes, Editions Christian Bourgois, Bibliothèque de Montreuil, Bibliothèques de la Ville de Paris, Editions Folies d'Encre, Musée d'histoire vivante de Montreuil, Salon du Livre de la Jeunesse, La librairie Les Chasseurs de livres, L'Ecole Primaire Jean-Jaurès, Bijoux Cailloux,  Le Parisien, Tous Montreuil, France 3 Ile-de-France, TVM Est Parisien, Françoise I., Marie R., Bernard V., Marianne B.R., Stella B., Anne D., Mathilde P. Jean-Luc P., Pierre-Luc V. et tous les autres !